Notre road trip Marocain, itinéraire d’1 mois de voyage

Ce road trip au Maroc était dans nos têtes depuis un moment et même bien plus pour Fred qui a pratiquement acheté sa moto POUR le Maroc avant que l’on ne se rencontre.

Et puis en 2016, avec à notre actif déjà 3 road trips effectués ensemble en Europe en moto/ camping, nous nous sommes jugés aptes à partir pour le Maroc en moto pendant 1 mois. L’aventure pouvait démarrer …

Vous trouverez comme d’habitude notre itinéraire en bref avant celui plus détaillé, mais si toutefois vous n’aviez pas le courage de tout lire, je tiens à vous informer que cet itinéraire ne fut pas de tout repos. Il ne faut effectivement pas sous-estimer les distances au Maroc et ne surtout pas se fier aux calculs d’itinéraires donnés par nos smartphones bien trop loin de la réalité dans certains endroits du globe ! En clair, je ne vous conseille pas de le reproduire à l’identique. J’explique plus bas ce que je conseillerai de modifier pour rendre ce voyage un peu plus reposant dirons-nous. Malgré tout on en a pris pleins les mirettes et même si nous étions un peu fatigués physiquement en rentrant, le dépaysement était lui bien réel.

Petit lexique avant de partir pour bien appréhender la topologie et l’histoire des lieux que vous allez visiter:

♦ Le souk est le marché Marocain. Il représente quelque chose d’essentiel dans la façon de vivre des habitants car ce n’est pas seulement le lieu où l’on fait ses courses mais aussi un moment d’échange et de rencontre. Le plus souvent le souk s’étale sur plusieurs rues et celles-ci sont organisées par corps de métier (le quartier des ébénistes, celui des tanneurs, des épiciers ou encore des ferrailleurs). 

La Kasbah est une grande bâtisse fortifiée de couleur sable qu’elle doit à la terre et à la paille utilisées pour sa construction. Elle hébergeait autrefois les seigneurs mais gardait aussi les récoltes.

♦ Le Ksar (Ksour au pluriel) est tout simplement un ensemble de plusieurs Kasbah formant un village.

♦ L’oued désigne généralement un fleuve ou une rivière.

♦ Le mellah est le quartier où vivaient les habitants de confession juive

Notre itinéraire en bref

Il nous était évidemment impossible de descendre d’une traite au Maroc, c’est pourquoi vous trouverez dans cet itinéraire des étapes en France et en Espagne.

Étapes jusqu’au Maroc :

♦ Bordeaux, 1 nuit

♦ Salamanque, 1 nuit

♦ Seville, 1 nuit

Itinéraire au Maroc :

♦ Tetouan, 1 nuit

♦ Chefchaouen, 1 nuit

♦ Fès, 2 nuits

♦ Meknes, 2 nuits

♦ Imilchil, 1 nuit

♦ Skoura, 2 nuits

♦ Zagora, 1 nuit

♦ Ait Ben Haddou, 1 nuit

♦ Marrakech, 3 nuits

♦ Imouzzer, 2 nuits

♦ Essaouira, 2 nuits

♦ El Jadida, 1 nuit

♦ Rabat, 2 nuits

♦ Tanger, 1 nuit

Étapes jusqu’à Paris :

♦ Grenade, 1 nuit

♦ Santo Domingo de Silos, 1 nuit

♦ Bordeaux, 1 nuit

Notre itinéraire au Maroc jour après jour

De Paris à Tétouan, le périple

Paris, 7h00 du matin, la moto est chargée, nous sommes prêts à partir.

2000 Km nous séparent alors de notre destination finale, le Maroc !

Nous nous arrêterons le temps d’une soirée à Bordeaux, Salamanque & Séville, last call pour le cochon !

Nous n’aurons évidemment pas le temps d’écumer ses villes mais notre soirée dans chacune d’elle nous donnera l’envie d’y retourner. Et c’est cela que l’on apprécie le plus dans les road trips où il n’est pas question de prendre l’avion. Le trajet en soi est déjà les vacances, autant d’occasion de découvrir de nouveaux lieux, de nouveaux espaces qui enrichissent toujours un peu plus la longue liste des endroits que nous souhaiterions explorer.

Depuis Séville, il nous faudra encore rouler environ 4h avant d’arriver à Gibraltar prendre le ferry qui nous amènera à Ceuta. De là, il nous restera 40 km à parcourir pour atteindre Tetouan, notre 1ère étape.

Tétouan, 1er contact avec le Maroc

La route depuis l’embarcadère fut amusante (avec du recul). Mon copain avait beau me rassurer quant à l’état des routes au Maroc, je n’étais pas rassurée à 100%.

A peine sortis du port, je remarque que les routes sont nickels, me voilà rassurée… jusqu’à ce que l’on croise des marocains sur le bord de la route décidant soudain de traverser celle-ci sans se soucier de ce qui pouvait arriver ni de droite ni de gauche ! Je me crispe un peu, mon copain rigole… Mais bon, pour lever le doute sur la dangerosité des routes au Maroc, je tiens à insister sur le fait que ce fut là ma seule et unique « frayeur » du séjour. Croyez-moi, j’ai trouvé les routes en Sicile en bien moins bon état qu’au Maroc et la conduite des italiens est bien plus sport, sans parler des Crétois qui roulent sur la bande d’arrêt d’urgence en permanence…bref, les routes sont en bon état et les marocains ne roulent pas comme des fous donc cela ne doit pas être un frein à vos vacances au Maroc c’est ce que je veux dire.

Nous continuons notre route et arrivons rapidement à Tétouan.

Notre hôtel se trouve au cœur d’un petit passage dans une rue étroite de la médina. Impossible donc d’y accéder en moto. Notre premier contact avec les autochtones sera donc avec des personnes proposant spontanément leur aide nous voyant descendre de moto et chercher quelque part autour de nous un panneau indiquant « parking ».

Nous marchons ensuite jusqu’à notre Riad « El reducto » parce que oui on n’a pas gardé ce kiffe pour la fin. On en a profité au début pendant et à la fin.

Ce Riad est en fait une maison traditionnelle vieille de 3 siècle et entièrement restaurée. L’endroit est tout simplement magnifique, le service adorable et le petit dej incroyable (60 euros/ nuit avec petit déjeuner), vous pouvez y aller les yeux fermés.

Une fois installés, nous nous orientons vers la ville nouvelle en quête d’un restaurant. Nous avons lu que Tétouan n’était pas très touristique et nous constatons en effet qu’en plus d’être les seuls clients du Riad, il n’y a pas beaucoup de restaurants… Sur les conseils de mon fidèle « routard », nous portons notre choix sur « Le Restinga », un petit resto possédant une cour bien agréable permettant de manger en extérieur et un peu plus au calme des spécialités marocaines plus que correctes. Et pour ne rien gâcher, il y a de la bière ! Nous voilà comblés (enfin surtout moi parce que monsieur ne boit que du rouge…)

Le lendemain matin, nous démarrons très tôt notre visite de la ville en commençant par la médina qui est la raison principale de cette étape à Tétouan. En effet, la médina de Tétouan est considérée comme l’une des plus belles et des plus authentiques du Maghreb.

Nous déambulons dans ses ruelles et passages étroits en passant également par le marché, festival de couleurs et d’odeurs (du pire au meilleur J) et par le souk organisé par secteur. Nous traversons ainsi celui des ébénistes, des ferrailleurs ou encore des tanneries. Ce n’est que le début de notre voyage mais je considère en effet aujourd’hui la médina de Tétouan comme la plus authentique qu’il m’est été donné de visiter.

Également de très beaux monuments ainsi que de belles mosquées et places à Tétouan.

Je conseille d’y passer 2 jours pleins pour profiter davantage de la ville. De plus nous réaliserons ensuite qu’en tant que destination que je mettrai dans la catégorie « ville », nous ne nous sommes pas un seul instant sentis « pressurisés » pour acheter ou donner la pièce à quelqu’un qui nous aurait simplement indiqué si la mosquée et sur la gauche ou sur la droite…

On peut donc assez librement flâner dans la ville à la rencontre de ses merveilles dans un festival de couleurs et apprécier la bienveillante indifférence de ses habitants.

Chefchaouen, la ville bleue

Ce qui caractérise cette petite ville du nord du Maroc est en effet ce dégradé de bleu présent partout, des volets jusqu’aux pavés et qui caractérise désormais la ville.

Ah Chefchaouen ! la ville que l’on connait sans y être allé.

Cela a d’ailleurs entrainé de la rendre très touristique, ses ruelles bleues étant représentées très régulièrement dès qu’il s’agit de vanter le Maroc auprès des occidentaux, et cela se ressent… Nous ne sommes plus dans le même registre que Tétouan, ici, nous ne sommes pas les seuls européens loin de là !

 

Mais la ville a beaucoup plus à offrir que ces ruelles cartes postales (somme toute très jolies) et y rester une nuit ou deux vous permettra de le découvrir.

Ce qui est intéressant à Chefchaouen et qui participe à rendre cette étape indispensable d’un road trip marocain est qu’elle ne répond pas au schéma standard des villes du pays. A savoir, vous ne trouverez ici ni souk ni marché. De plus, même la médina à de particulier le fait de grimper la montagne offrant un point de vue vraiment très joli vu d’en bas.

En vous perdant au détour des ruelles et en remontant vers la montagne, vous croiserez des cours d’eau dans lesquels les enfants se baignent. Cette ballade est très agréable mais de nombreux vendeurs de souvenirs s’y installent sur les bords des murés pour vous vendre chapeaux colorés et autres souvenirs, un lieu de passage donc.

Le soir venu, si vous y séjourner, vous pourrez alors goûter à la quiétude des lieux une fois les touristes et les vendeurs de souvenir partis. La place des pigeons et la kasbah sont également très agréables en particulier le matin et le soir. Et si vous aimez les randonnées, il y en a une qui part du village, ça vaut le coup alors de poser ses bagages au moins pour 2 nuits ici.

 

Ici aussi une bonne adresse à recommander : le Dar Dalia, au calme dans un bel environnement, chambres très confortables et petit déjeuner servi sur la terrasse (47 euros/ nuit). Et si vous avez des envies de rando, c’est d’autant plus ici qu’il faut séjourner car nos hôtes connaissent très bien les environs et pourraient même vous servir de guide dans la montagne.

Chefchaouen contraste beaucoup avec les autres villes que nous aurons l’occasion de visiter et même si elle est très touristique en journée, elle demeure un coup de cœur de ce voyage.

Située aux portes du Rif, nous y reviendrons peut-être pour explorer cette région plus méconnue du Maroc.

Les villes impériales, de Fès à Moulay Idriss en passant par Meknès

Il nous faudra un peu plus de 4h au départ de Chefchaouen pour rejoindre Fès où nous poserons nos bagages cette fois pour deux nuits. Et quelles nuits ! car c’est ici que nous nous offrirons notre plus beau Riad pour vivre une expérience digne des 1001 nuits.

La découverte de cette région marquée par des siècles d’histoire, chargée d’épisodes religieux importants et abritant parmi les plus belles cités du pays méritait que l’on s’immerge dans un magnifique décor…

Nous posons alors nos bagages chez Monique, parisienne venue au Maroc il y a presque 20 ans et qui après avoir fait restaurer ce palais ne l’aura plus jamais quitté… Ici, quand vous fermez la porte laissant derrière vous la grouillante médina, c’est comme si vous vous transportiez soudainement ailleurs, au milieu d’un oasis ou d’un jardin d’Éden (100 euros/ nuit, petit dej princier inclus). Et nous apprécierons cette bulle de sérénité pendant notre séjour à Fès… 

Fès semble s’être littéralement figée dans le temps. Lorsque l’on découvre sa médina, véritable labyrinthe de ruelles dominées par ses minarets vieux de 12 siècles, on a l’impression de faire un voyage dans l’histoire. Car la ville a su en effet demeurer très authentique malgré le tourisme (assez peu visible en septembre cela dit) et également conserver ses traditions artisanales les plus anciennes.

Nous n’aurons pas assez de 2 journées complètes pour appréhender complètement cette fascinante médina et continuerons ainsi à nous perdre sans cesse dans ce véritable labyrinthe qu’aucune carte à mon avis ne pourrait représenter dans son intégralité.

J’expliquai plus haut que nous avons apprécié notre petite bulle au sein du Riad Norma, pas seulement pour le charme des lieux mais aussi pour les respirations qu’il nous procurait entre deux visites. Fès est la seule ville du Maroc que nous avons jugé irritante tant nous avons été sollicités, sans violence aucune, mais de façon quasi permanente, ce qui s’avérait vraiment lassant et fatiguant à la longue.

Les gens profitent en fait de la topologie des lieux pour vous proposer sans cesse de vous guider et attendent de vous ensuite que vous leur donniez un peu d’argent. En soi, nous n’avions pas de problème avec ce principe. En revanche, il était impossible de simplement demander « à droite ou à gauche » sans que la personne insiste pour vous guider et vous suivre même quand vous refusez son aide. Dans ce cas-là, même en ayant refusé ces services, il vous demandera après vous avoir suivi pendant 20 minutes de le payer lui et puis pourquoi pas son cousin ou son frère… Nous n’avons jamais eu peur, nous n’avons jamais craint de violence physique ou même verbale mais la ville nous a semblé alors un peu agressive. C’est le point noir pour nous de cette expérience à Fès.

Alors Fès oui car ne pas s’y attarder vous privera d’un bout d’histoire et d’une médina unique en son genre. Paradoxalement j’ai trouvé cette ville aussi fascinante qu’irritante mais je ne regrette pas qu’elle fut sur notre parcours.

A la suite de cette expérience, nous nous rendons à Meknès, point de départ pour explorer Moulay Idriss et le site de Volubilis. Nous avons posé nos valises pour 2 nuits ici, au Riad Yacout, encore un très bel endroit aux portes de la ville dominant une place animée en soirée par les familles et les enfants (45 euros/ nuit).

Ici encore, les quartiers historiques de Meknès inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco vous feront voyager à travers l’histoire. La Médina est de toute beauté et il est vraiment très agréable de s’y promener tant elle est calme comparée à sa sœur. La gentillesse des habitants nous fera oublier notre expérience mitigée à Fès et nous permettra d’abandonner la méfiance qui s’était emparée de nous ces derniers jours. C’est donc en toute sérénité que nous partirons explorer la région.

Le lendemain de notre arrivée, nous enfourchons la moto en direction de Volubilis. Sur notre route, nous découvrirons des paysages bucoliques parsemés de vignes et d’oliviers. Arrivés à Volubilis, nous sommes saisis par la beauté des lieux car ici siège un site romain exceptionnel au beau milieu d’une immense plaine.

A la suite de cette visite, nous nous rendons à Moulay Idriss, LA ville sainte du Maroc.

Pour les marocains ne pouvant s’offrir le trop couteux pèlerinage à la Mecque, Moulay Idriss constitue la première alternative à celui-ci.

Nous avons réellement apprécié ce petit village grimpant la colline dans un très joli coin de nature. Parcourant ses ruelles à la recherche du tombeau de Moulay Idriss, le fondateur de Fès, nous croiserons une mère et sa petite fille à qui nous demandons notre chemin. Nous comprenons que la maman demande à sa fille de nous guider. Pour la remercier, comme il est coutume de faire au Maroc, nous lui tendons un billet que celle-ci refuse catégoriquement en se vexant très franchement. On comprendra alors qu’on ne peut pas être manichéen quant aux intentions des marocains et nous croiserons d’ailleurs plus de gens prompts à nous aider qu’attirés par l‘appât du gain.

Sur la route du retour vers Meknès, complètement dépaysés par cette journée enchanteresse, nous arpentons de nouveau les jolies routes bucoliques parsemés d’oliviers quand soudain… Nous entendons un bruit inhabituel semblant provenir de la roue arrière de la moto. Nous nous arrêtons pour regarder et là c’est le drame ! Un énorme clou planté dans le pneu… Je vous épargne les détails techniques mais même si celui-ci est équipé d’un tubeless et mettra donc un certain temps avant de commencer à se dégonfler, il est impensable de poursuivre notre road trip jusqu’au bout ainsi. Et comment dire… au Maroc les concessionnaires BMW sont au nombre de… 1, à Casablanca

Commencera donc ce qui est finalement aujourd’hui une bien belle histoire, composée de gens qui se plieront en 4 pour nous venir en aide notamment le personnel de notre Riad. Tout le monde appellera un frère, un cousin ou un ami pour trouver LE mec de la situation. Celui-ci réparera notre pneu dans un « garage » pas rassurant du tout mais nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance à ce peuple incroyablement débrouillard et serviable. Et si j’avais ses coordonnées, je pourrai lui dire qu’aujourd’hui, 3 ans plus tard, nous roulons toujours avec ce même pneu alors MERCI à toi et tous ceux ayant pris part à l’aventure ce jour-là d’avoir sauvé nos vacances J

Ainsi s’achève notre dernier jour dans la région des villes impériales et le lendemain nous reprendrons la route en direction de l’Atlas !

Notre découverte des villes impériales fut marquée par tant de contraste que nous avons l’impression que le voyage a duré bien plus longtemps que les 3 jours passés ici. Cette étape est un indispensable à tout road trip au Maroc, pour appréhender son histoire mais aussi pour visiter parmi les plus belles cités du pays.

Imilchil, l’autre bout du monde

De bon matin, car nous savons que la route sera longue et éprouvante mais nous l’espérons sublime, nous partons pour l’Atlas avec pour but Imilchil en point de chute.

A ce moment-là, nous ne réalisons pas la distance qui nous en sépare (quand je vous disais de ne pas vous fier aux gps…).

Après seulement quelques dizaines de kilomètre au sud de Meknès, nous tombons rapidement sur un belvédère au bord de la route. A ce moment-là je regardais droit devant (même le passager se doit d’être vigilent en moto) quand j’entends Fred me dire « regarde, c’est là que nous allons ». Je tourne alors la tête et aperçois un paysage ocre de toute beauté, l’Atlas ! je suis saisie d’émotion et en même temps je n’y crois pas, allons-nous réellement parcourir ses hautes montagnes en moto ? cela me semble irréel.

Nous reprenons la route (et nos esprits). Celle-ci sera marquée par de magnifiques paysages d’une grande variété.

Les environs d’Azrou offriront un point de vue magnifique sur le lac d’Afenourir et la route des Cèdres alternant plaines et forêts verdoyantes.

Nous croiserons tout au long de cette route des panoramas époustouflants aux reliefs offrant chaque fois un pantone différent, de l’ocre à la terre de sienne en passant par le vert des forêts de chêne ou de cèdres. 

A l’approche d’Imilchil, le paysage est toujours aussi spectaculaire mais change petit à petit et la route se fait plus rude également. Nous entamons notre montée dans la montagne, on sent un vent de fraicheur contrastant avec les 35°C que nous observons en moyenne depuis le début du séjour. Il nous faut parfois emprunter des chemins (car on ne parle plus de route ici) où même une moto ne semble pas avoir la place de passer, avec le flanc de la montagne sur notre gauche et le vide à droite… L’heure tourne, la fatigue se fait sentir, la température continue de descendre et nous craignons de ne pas arriver avant le coucher du soleil. Rouler de nuit sur ces « routes » non éclairées est trop dangereux mais nous n’avons pas de plan B et à vrai dire il n’y en a pas.

Je ne dirais pas qu’à ce moment-là nous sommes inquiets mais nous en sentons les prémisses…

Imilchil est situé à 2200 mètres d’altitude au bord du lac Tislit. Nous avons choisi de faire étape ici pour arpenter la superbe route qui la sépare de Meknès mais aussi pour son environnement ultra préservé loin, très loin, du tourisme de masse.

Il est 19h et le soleil a sérieusement amorcé sa descente quand soudain on aperçoit un lac. On s’exclame alors en cœur « c’est là ! ». On respire…

Nous garons alors la moto près de l’Auberge Tilsit tenue par Malika qui nous attendait. Ici ni téléphone ni booking.com, pour prévenir de son arriver, on envoie un mail que recevra son fils vivant dans une grande ville du Maroc et qui je ne sais comment arrivera à transmettre l’information à sa maman (environ 40 euros/ nuit avec diner et petit déjeuner pour deux).

Les chambres dortoirs sont rudimentaires mais le spot est incroyable ! Le gîte est situé juste au bord du lac dans un très bel environnement, sauvage et préservé.

En dégustant sur la terrasse éclairée aux bougies le tajine préparé par Malika, nous discuterons avec elle et découvrirons alors un autre Maroc que celui parcouru jusqu’ici.

Contrastant avec celui des villes, le mode vie dans le haut Atlas semble à la fois plus rude de notre point de vue mais aussi plus serein et encore très authentique. Nous croiserons des paysans et des femmes berbères aux costumes traditionnelles dans un décor où tout semble s’être figé. En plus de quelques belles rencontres, la beauté et la tranquillité des lieux nous assureront beaucoup de dépaysement.

Le lendemain, nous profiterons d’un copieux petit déjeuner et du lever du soleil sur la terrasse offrant un superbe panorama sur le lac.

Je conseille cette étape à quiconque souhaite saisir les contrastes du Maroc et vivre une expérience authentique et je dirai même privilégiée. En revanche prévoir 2 ou 3 nuits au moins pour pouvoir réaliser de belles randonnées.

Entre Imilchil et Skoura, grandiose !

Il est tant pour nous de changer (encore !) de décor et partons ainsi en direction des oasis du sud.

Skoura, pour son impressionnante palmeraie (plus de 14.000 palmiers !) sera notre camp de base pendant deux nuits.

La route entre Imilchil et Skoura fut sans doute la plus impressionnante du séjour. Pas étonnant que de nombreuses scènes de film aient été tournées ici (Lawrence d’Arabie, Cent mille dollars au soleil…)

En passant par les gorges du Todgha, la vallée du Dadès ou encore la vallée des roses, le paysage change complètement alternant l’ocre, le rouge, le vert et parfois le rose en saison, témoin d’une végétation luxuriante.

Nous entamons donc notre descente et commençons par la traversée des gorges du Todgha.

Avant de serpenter entre les montagnes, la route offre de superbes panoramas sur les plateaux du Haut Atlas.

Une fois dans les gorges, le clou du spectacle est le passage très étroit entre des falaises hautes de 300 mètres, spectaculaire et impressionnant !

En poursuivant notre route vers Skoura, à environ 2.5km de Tineghir, nous découvrons un belvédère offrant un magnifique point de vue sur la palmeraie, à ne pas manquer.

La vallée du Dadès et la vallée des roses sont elles aussi splendides mais malheureusement ce ne sera pas la saison des roses pour nous qui voyageons en septembre, celle-ci s’étalant seulement de mi-avril à mi-mai.

Cette région fut un véritable coup de cœur pour ses paysages et points de vue époustouflants digne d’un décor de cinéma. La route goudronnée en excellent état invite vraiment à la découverte de ces lieux impressionnants en tout tranquillité.

Si vous aimez la randonnée ou l’escalade, cela vaut le coup de trouver un camp de base au plus proche des gorges.

Skoura, au cœur de la palmeraie

En découvrant que l’on pouvait séjourner en plein cœur de la plus grande et sans doute la plus belle palmeraie du Maroc, Skoura devint un passage obligé de notre road trip marocain.

Skoura est parsemée de Kasbahs entourées de palmiers avec l’Atlas en toile de fond et c’est dans ce décor que nous poserons nos valises pour deux nuits, Chez Talout (38 euros/ nuit).

Le cadre est tout simplement sublime. Pour y arriver nous traverserons un chemin au milieu de la palmeraie où nous croiserons des femmes lavant leur linge dans les différents points d’eau. Sur notre chemin, nous croiserons également l’impressionnante Kasbah d’Ameridil avant d’arriver à notre hôtel couleur sable doté d’une superbe piscine. Que l’on va être bien ici… !

Le lendemain, pour nous remettre de nos longs trajets à moto, nous alternerons farniente piscine dans ce décor féerique, balade dans les parcelles cultivées de la palmeraie entre les amandiers, oliviers, abricotiers, figuiers… et visite de la Kasbah d’Ameridil. Tout est accessible à pied depuis notre hôtel pour notre plus grand plaisir 😊.

Nous avons été enchantés par cette belle parenthèse à Skoura. Prendre le temps de s’arrêter et de vivre au sein d’une oasis est une expérience magique ! L’endroit recèle de nombreuses richesses architecturales, artisanales ou encore culinaires qui offrent de nombreuses opportunités de visite. Ainsi située à l’entrée de la vallée du Dadès, on peut donc facilement poser ses valises ici pour 3 ou 4 nuits !

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Zagora, aux portes du désert

Bien reposés après notre étape à Skoura, nous repartons pour Zagora située aux portes du désert profitant ainsi à nouveau d’une route de toute beauté à travers la vallé du Drâa.

Ici aussi abondent, amandiers et dattiers grâce au Drâa, le plus long fleuve du Maroc.

Zagora a beau être la dernière « grande » ville avant le désert, celui-ci se trouve encore 100km plus loin et nous n’aurons pas le temps de pousser jusque là le voyage mais si une excursion dans le désert accompagné d’hommes bleus vous tente, il est intéressant de séjournée à Zagora.

Pour notre part, après une autre longue route, nous profiterons de la qualité de l’offre hôtelière de Zagora et poserons nos valises au Riad Dar Sofian, pas loin de détrôné celui que nous avons fait à Fès… et profiterons d’un délicieux diner aux chandelles au bord de la piscine.

Le lendemain nous irons nous promener dans ce qui fait également la réputation de Zagora, ses jardins.

N’ayant pas prévu d’excursions dans le désert, cette étape n’était pas indispensable à notre périple, le décor de la vallée du Drâa étant assez similaire à ce que nous avions déjà pu voir sur la route entre Imilchil et Skoura. Nous avons néanmoins apprécié l’endroit et y reviendrons pour une échappée belle dans le désert !

Ait Ben Hadou, comme au cinéma

Avant de retrouver une ambiance plus citadine à Marrakech, cela fait déjà plusieurs jours que nous alternons montagnes, gorges, vallées et oasis en pleine nature, nous prévoyons de nous arrêter à Ait Ben Hadou pour une nuit.

Nous continuons alors d’avancer sur les traces des décors de cinéma certainement les plus prestigieux du Maghreb.

Pour rejoindre Ait Ben Hadou, nous passons par Ouarzazate et comme pour nous plonger toujours plus dans une ambiance type « les aventuriers de l’arche perdue », nous ferons face à une tornade nous obligeant à nous réfugier plusieurs heures dans un grand restau/ hôtel en bord de route.

Autant vous dire qu’en moto, on n’a pas rigolé sur le moment… Juste après la traversée de Ouarzazate, nous avons senti le vent se lever et celui-ci s’est mis à souffler de plus en plus fort. Encerclé par le sable, celui-ci nous fouettait les parcelles de nos corps qui n’étaient pas trop couvertes et on n’y voyait surtout plus rien.

Nous avons d’abord pensé à une tempête jusqu’à ce que nous apercevions ces petites toupies de sable quittant la terre et avançant avec le vent, pas immense un je vous rassure, ce n’est pas « Twister » non plus 😊 mais quand même ça fait son petit effet…

Nous décidons alors de faire demi-tour mais même cette manœuvre s’avère compliquée sans risquer de perdre l’équilibre et laisser la moto tomber au sol (une fois celle-ci à terre il faut au moins 3 costaus pour la relever !). Je descends alors laissant Fred gérer cette périlleuse manœuvre qu’il réussi avec brio et nous parvenons à rouler de nouveau quelques centaines de mètre jusqu’au restaurant occupé à essayer de sauver les tables et les chaises qui ne s’étaient pas encore envolées.

Après cette aventure et 3 heures d’attente… nous repartons en direction d’Ait Ben Hadou, chez Brahim, certainement le meilleur rapport qualité/ prix ici (28 euros/ nuit) si l’on souhaite jouir d’un point de vue privilégié sur le magnifique Ksar.

Car c’est bien pour celui-ci qu’Ait Ben Hadou est aussi connu, visité et sollicité par le cinéma (et oui encore).

Le meilleur point de vu sur l’ensemble est du côté de la ville nouvelle, d’où l’intérêt d’y loger.

Ensuite, pour rejoindre le Ksar et le vieux village incroyablement bien préservé, il vous faudra traverser l’oued dans un décor somptueux (excepté le pont neuf franchement pas très raccor mais bon moins casse gueule que les sacs de sable sur le côté).

Dans la vieille ville, perdez vous dans les ruelles et selon le film que cela vous inspire, laissez vous emporter par ce décor irréel.

Pour prolonger ces instants de magie, ne manquez surtout pas de monter jusqu’au sommet de la Kasbah pour profiter d’un panorama prodigieux.  

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Ait Ben Hadou et son Ksar vaut largement que l’on s’y attarde au moins 1 nuit ou plus si l’on souhaite rayonner dans la région (mais ce n’est pas très fourni en restos, cafés donc pas beaucoup d’ambiance, à avoir en tête selon ce que l’on recherche).

Marrakech, bééééééééé

Cette étape à Marrakech compte beaucoup pour nous, c’est en quelque sorte le point d’orgue du séjour. Pour Fred qui la connait bien et sait déjà l’appréhender et pour moi qui ne la connait pas encore mais dont le nom seul me fait rêver.

Voilà presque deux semaines que nous avons quitté Paris, le temps est passé vite mais nous avons néanmoins l’impression d’être partis il y a déjà très longtemps tant le voyage fut dense et contrasté.

Les trajets à moto participent de la découverte du pays mais nous avons sous-estimé le rapport distance-temps entre chaque étape et la fatigue se ressent. Nous sommes donc très enthousiastes à l’idée de poser nos valises ici pour 3 nuits, le plus long séjour de ce road trip !

Nous sommes mi-septembre, nous tombons donc en plein milieu de la fête de l’Aid. Une marocaine de ma connaissance à Paris m’avait dit « chouette tu y seras pendant la fête de l’Aid ça va être sympa ». Inculte que je suis j’imaginais donc des festivités dans les rues et des moments de partage avec ses habitants (note à moi-même : « t’as cru que c’était le carnaval ou quoi ??? »). 

Le jour de notre arrivée on sentait l’effervescence d’une fête qui se prépare et nous croiserons des moutons absolument partout ! Beaucoup sur des scooters, tout le monde transportait son mouton c’était dingue ! On pouvait croiser parfois sur un scooter papa, maman, l’enfant et… le mouton (si si à 4 ça passe je vous jure).

On s’amuse donc de la situation et des contextes toujours plus insolites dans lesquels nous croisons des moutons.

On commence la visite de la Médina en partant du minaret de la Koutoubia, sobre et élégant, il est encore plus beau éclairé de nuit rendant le décor vraiment féérique.

Nous flânons ensuite dans la médina à l’atmosphère très agréable. Ses rues sont pleines de charme et dévoilent au détour de chacune d’entre elles un palais, une fontaine, une mosquée, une école ou encore un jardin.

Nous rejoignons ainsi la très fameuse place Jemaa-el-Fna restée un très bon souvenir pour mon copain mais qui commence à dater…

On sent tout de suite une certaine effervescence sur cette place très fréquentée.

Nous croisons des charmeurs de serpents, des femmes proposant des tatouages au henné, des hommes avec singe ou perroquet sur les épaules mais ce n’est pas comme je me le figurais… J’ai une impression de « déjà vu », ah ben oui c’est vrai je travaille à Disneyland ! C’est ça… Il ne semble plus y avoir grand-chose d’authentique ici.

Alors je ne saurais dire encore aujourd’hui si ce sont nos découvertes précédentes qui nous procurent ce sentiment où si l’ambiance de ladite place a beaucoup changé mais la magie n’opère ni sur lui ni sur moi et on ne s’y attarde pas.

Pour le diner, nous choisirons un restaurant conseillé dans notre guide et devant lequel nous sommes passés en nous promenant dans la médina. Le décor a l’air charmant et la cuisine alléchante détonne un peu des traditionnels tajines et couscous auxquels nous sommes désormais trop habitués (et un peu lassés il faut le dire !). C’est ainsi que nous atterrissons chez Martine à La Villa Flore, un restaurant très élégant disposant d’un petit patio à l’atmosphère délicate dans laquelle on se sent très vite à l’aise. Les plats sont délicieux revisitant à la perfection les saveurs marocaines, on se régale ! Et en plus d’être accueillante Martine est un personnage en soit et nous aurons plaisir à discuter avec elle.

Hormis notre passage sur la très (trop) touristique place Jemaa-el Fna, ce premier aperçu de Marrakech nous a plu mais nous avons aussi appris par Martine qu’à compter de demain Marrakech sera une ville morte en raison de la fête de l’Aid c’est-à-dire que pratiquement tout sera fermé pendant nos deux dernières journées à Marrakech.

Parmi notre « liste » des lieux à découvrir, nous parviendrons à visiter les jardins majorelles et la médersa Ben-Youssef. Nous ne verrons le souk que vide, ce qui perd un peu de son charme même s’il nous a permis d’avoir des photos du coup un peu inédites.

Nous avons pensé nous rendre aux cascades d’Ouzoud depuis Marrakech mais nous n’avons pas la force ni l’envie de reprendre la moto.

Les rues se vident, l’effervescence s’évaporent, les moutons ne traversent plus la ville et même notre Riad semble endormi.

Nous avons choisi le Riad Aladdin, très bien décoré et disposant d’une très belle terrasse. L’établissement est tenu par un français et l’accueil n’est pas froid mais tout simplement inexistant. Nous n’aurons aucun contact avec nos hôtes excepté avec ceux nous servant le petit déjeuner le matin. Nous n’avons pas été habitué à si peu de chaleur humaine au Maroc et cela participe à créer une drôle d’atmosphère qui procure la sensation de déranger presque lorsque l’on rentre dans le Riad.

Nous ne sommes généralement pas très fans des « Salam Malek Oum » comme on dit mais si peu d’interaction quand même… le tout mêlé à la ville qui s’éteint, c’est une atmosphère un peu pesante qui se créé et dans laquelle je commence à ne pas me sentir bien.

On tente quand même de découvrir la ville autrement mais après la fête, les rues sont investies par les habitants brulant les têtes de mouton et faisant sécher leurs peaux. Au début on trouve pour le coup l’expérience vraiment très authentique et observons mais bientôt la fumée, le sang et l’odeur qui s’en dégage finira par nous donner mal au cœur. On rentre donc au Riad.

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Le lendemain soir, tous les restos de notre « wish list » étant fermé, nous essayons de retrouver un peu de vie sur la place Jemaa el Fna en dinant sur un des stands proposant grillades en tout genre. On nous presse un peu à chaque stand pour nous installer et nous en choisissons un au hasard. Après avoir choisi notre plat à la carte (avec prix affichés en face), on nous apporte pour accompagner ces grillades de petits bols contenant chacun des petits condiments et légumes pour accompagner notre plat.

A côté de nous s’installe une étudiante française avec ses parents qui sont venus semble-t-il la visiter quelques jours. On sympathise et cela nous fait du bien.

Seulement au moment de payer, eux comme nous, on ne comprend pas notre addition. Nous avions commandé un plat à peut-être 150 dirhams et on nous en réclame 800… ! chaque petit ramequin était en fait facturé et bien cher pour le Maroc croyez-moi. On explique qu’on ne paiera pas ce prix là et tentons de négocier mais ils se montrent un peu agressifs et s’énervent. J’hésite à prononcer « police touristique » mais je me retiens par crainte d’envenimer encore plus la situation.

Pour finir, on fera comme nos voisins français en laissant deux fois ce que nous aurions dû payer soit 300 dh mais pas plus.

On ne l’aime décidemment pas du tout cette place…

Je continue à ressentir un certain mal-être, une sensation très désagréable qui m’était jusqu’ici inconnue, qui m’envahie mais que je tais car je me dis que ça va passer.

Moi qui contrôle d’habitude facilement mes émotions et qui suis capable de me résonner, je n’y parviens pas facilement et m’interroge. Je me mets à douter de ma capacité à voyager en mode « road trip » dans un pays à la culture finalement assez éloignée de la mienne. Je me demande si je ne suis pas en train de me découvrir une limite.

Je ne saurais finalement jamais vraiment ce qui s’est passé pendant ces deux jours, sans doute une combinaison de beaucoup de facteurs et même si le voyage à moto n’est pas dangereux en soi, nous sentons la fatigue des 3000km laissés derrière nous et qui requièrent malgré tout une vigilance et une attention de tous les instants. Combiné à l’atmosphère particulière de Marrakech à ce moment-là, cela y participe sûrement.

Heureusement pour notre dernière soirée à Marrakech, alors que tout était fermé même les restaurants que nous voulions essayer, Martine, elle n’avait pas fermé boutique et nous avons profité d’un autre délicieux diner paisible dans le patio.

La perspective de quitter la ville le lendemain pour reprendre un bain de nature me soulage, je me sens mieux.

Consciente que notre expérience à Marrakech fut particulière en raison du contexte dans lequel nous sommes arrivés mais aussi de mes états d’âme… je dirai quand même que Marrakech contrairement aux autres villes qu’il nous a été donné de visiter au Maroc jusqu’ici semble avoir perdu de son âme et de son authenticité. Cet avis n’engage que moi mais à mon sens ce n’est pas ici qu’il faut espérer trouver l’âme de ce pays.

 

Alors deux conseils pour apprécier Marrakech :

  1. Commencez par là votre itinéraire et votre découverte du Maroc, vous ne pourrez ainsi pas être déçu.
  2. Si c’est sur votre route allez-y (sauf pendant la fête de l’Aid 😊) mais ne faites pas de grand détour pour la visiter à tout prix et s’il est trop tard pour l’option 1/ préférez y revenir 3 jours en mars par exemple, comme une bulle ensoleillée au sortir de l’hiver.

Imouzzer, la vallée de Paradis

Une des grandes étapes de notre périple est la découverte de la zone côtière du Maroc. Cette partie du pays qui s’étale d’Essaouira à Larache semble concentrer en son sein les villes les plus importantes du Maroc d’un point de vue économique et politique mais aussi de nombreux trésors et curiosités naturelles.

Nous reprenons donc la route en direction d’abord du grand Sud vers Agadir. Nous n’y ferons pas escale car la ville ne semble pas particulièrement séduisante et nous lui préférons ainsi l’arrière-pays.

Nous nous lançons donc sur la route du miel en direction de la vallée du paradis.

Rien qu’en disant ça, on perçoit alors le potentiel enchanteur de cet environnement.

A noter que notre réservation pour Imouzzer sera annulée au dernier moment par notre hôte et que nous aurons beaucoup de mal à retrouver un logement ouvert à cette période.

Après quelques recherches nous posons donc nos valises pour 2 nuits à l’hôtel des Cascades Ecolodge situé dans un véritable écrin de verdure à 1250 mètres d’altitude. Depuis la terrasse, nous profitons d’une magnifique vue sur la forêt et deviner en bas les cascades. L’hôtel dispose également d’une piscine en contrebas et nous pouvons également noter la gentillesse de nos hôtes (36 euros/ nuit petit dej inclus comme d’habitude). 

Disposant ainsi d’une journée pleine sur place, nous partons sur la route du miel qui doit son nom au délicieux miel de thym qu’elle produit.

La route est splendide offrant des paysages variés tantôt verdoyants, tantôt rocheux avec parfois un cours d’eau qui est parvenu à se frayer un chemin au milieu de tout ça.

Nous croiserons également sur notre route de très petits et très charmants villages.

En venant d’Imouzzer, peu après le gite village paradise valley, se trouve un chemin menant à un parking. Normalement un panneau indique ici « Paradise Valley ».

Après avoir garé votre véhicule, il vous faudra emprunter un petit sentier qui longe la rivière puis la traverser à l’aide des rochers (prévoir des baskets !). Sur votre chemin, vous croiserez des « cafés » proposant à boire et à manger dans un décor enchanteur au bord de la rivière entourée de palmiers et de lauriers roses, la nature à l’état pur !

Après environ 20 minutes de marche, le chemin débouche alors sur ce que nous sommes venus chercher, des piscines naturelles dans un environnement naturel encore préservé.

Les piscines creusées dans la roche contrastent avec la verdure qui domine tout autour, c’est magnifique. On comprend alors pourquoi les hippies venus ici dans les années 70 l’ont nommé ainsi, un vrai petit bout de paradis !

Attention en revanche le weekend ou en plein saison, il est possible d’y croiser vraiment beaucoup de monde venu pic niquer ici.

Le soir, nous profiterons d’un très bon diner sur la terrasse de notre hôtel et profiterons d’un magnifique coucher de soleil sur l’Atlas.

Si vous prévoyez de longer la côte Atlantique du Maroc et que le temps consacré à votre voyage vous le permet, cela vaut le coup de pousser jusqu’à Imouzzer pour quitter l’ambiance citadine des grandes villes et apercevoir les richesses naturelles que la Maroc peut offrir.

Essaouira, et ça ira !

Il me tarde de découvrir cette ville unique en son genre au Maroc, caractérisée par ses remparts et son très actif port de pêche rempli de chalutiers en bois.

Nous rejoignons donc la côte depuis Imouzzer en remontant vers Essaouira.

Une fois sur place, se dresse alors devant nous les remparts de la ville dans laquelle nous ne pouvons pénétrer avec la moto, les véhicules motorisés étant interdits dans la vieille ville.

Nous garons donc celle-ci sur un parking à l’extérieur face à la porte de la ville la plus proche de notre hôtel.

Charmés par l’atmosphère très bord de mer de l’Hôtel Emeraude à dominante bleu rappelant la couleur des volets d’Essaouira, nous décidons d’y séjourner pour 2 nuits et ne regrettons pas notre choix (42 euros/ nuit avec petit dej). Les chambres sont mignonnes comme tout et le charme de l’ancien n’empêche pas de bénéficier de tout le confort nécessaire. De plus, le petit déjeuner sur la terrasse que les mouettes vraiment pas farouches essayent de vous piquer promet de vous laisser quelques souvenirs amusés.

Nous débutons la visite de la médina depuis notre hôtel situé presque à l’entrée de celle-ci.

C’est donc cerné par les remparts que nous nous enfonçons dans le lacis de petites ruelles absolument charmantes. Il règne ici une ambiance unique que nous ne retrouverons nulle part ailleurs au Maroc. On ressent une « coolitude » qui invite volontiers à la détente sur l’une des nombreuses terrasses et qui donne vraiment envie de rester plus longtemps.

Le soir venu, nous dinerons au Triskala café, un véritable coup de cœur ! Pour véritablement une toute petite poignée de dirham vous mangerez des choses simples mais incroyablement parfumées dans une ambiance très 60’s, quand je vous disais que le maître mot ici c’était COOL…

Le lendemain matin nous poursuivons notre visite de la ville par le souk toujours plus animé tôt le matin sinon le soir. Et poursuivons ensuite par le quartier du mellah, hélas en ruine et un peu craignos en fin de journée. Nous nous dirigeons ensuite vers la porte de la marine reliant la ville au vieux port et permettant d’accéder par un escalier sur la droite à la sqala du port offrant un très beau panorama sur la mer.

De là, nous rejoignons alors le port encore aujourd’hui entièrement dédié à la pêche. Je retrouve alors cette ambiance caractéristique des ports de pêche et son odeur reconnaissable parmi tant d’autre m’évoquant la Bretagne. L’endroit est très animé et on y sent une certaine effervescence quand les pêcheurs sont rentrés et que les poissons sont vendus à la criée.

Vous pourrez également observer le chantier naval dédié à la construction et à la réparation des chalutiers en bois, matériau apparemment assez rare de nos jours pour ce type de construction.

Le deuxième soir, nous choisirons pour diner un endroit un peu plus chic mais pas guindé pour autant. Nous sommes attirés par les petits concerts dans le patio du restaurant. C’est ainsi que nous nous rendons au Caravane café mais bien que venté par notre guide, nous serons très déçus. Certes l’ambiance très relax d’Essaouira nous plait mais nettement moins quand le style « cuisine fusion » et ambiance resto branché bord de mer du sud de la France tente de s’imposer ici. Alors on tente le poisson lait de coco et compagnie mais il n’y a rien d’exceptionnel, notre plat à 5 euros de la veille était bien meilleur. Le concert de musique traditionnel ne permet pas d’oublier que les gens ici sont habillés presque comme à Saint Tropez et 80 euros plus tard (ce qui est énorme au Maroc !!!), nous repartons déçus.

Pour ne pas rester sur cette dernière impression, nous flânons dans les jolies ruelles de la médina pour renouer avec l’atmosphère qui nous plait tant ici.

Le lendemain matin, nous profitons de la plage d’Essaouira. Très venteuse ce jour-là, elle n’invite pas à la baignade mais fera la joie des kite-surfers. Pour les adeptes c’est d’ailleurs un excellent spot pour pratiquer ce sport et la planche à voile aussi.

Nous marchons alors au bord de l’eau, les pieds dans le sable et le vent dans les cheveux quand nous croisons des dromadaires. Fred me prévient « on ne fera pas ce truc à touriste ! ». Un mec s’approche de nous avec son dromadaires et Fred commence à s’émerveiller de la tête de celui-ci et le décrète comme étant super cool. C’est vrai qu’en les regardant de plus près, ils ont vraiment une tête marrante laissant supposer un esprit farceur. C’est comme ça que nous nous sommes finalement retrouvés sur son dos chacun notre tour pour une petite ballade dans le sable, un très bon souvenir.

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Essaouira qui sera le point d’entrée d’une longue série de merveilleux souvenirs le long de la côte Atlantique. L’ambiance qui règne ici est vraiment unique en son genre et on peut très facilement y passer 4 ou 5 jours sans s’ennuyer. En plus des sports nautiques, sont très régulièrement proposés des cours de cuisines, des randonnées et ou encore des balades à cheval dans les environs.

Également plusieurs grosses animations culturelles dans l’année dont beaucoup d’évènements musicaux comme le printemps musical des Alizés début Mai ou le festival de musique Gnaoua mi-juin pour les plus connus.

El Jadida, cité portugaise

Souhaitant réduire au maximum nos trajets car nous n’y étions pas allés de main morte au début de notre périple… nous choisissons de nous arrêter à El Jadida sur la route pour Rabat le temps d’une soirée.

Mais avant ça, un endroit sur la carte nous intrigue, Oualidia, et nous décidons d’y déjeuner.

Oualidia est une station balnéaire assez fréquentée en raison de sa plage séparée par une lagune. Cependant même si l’endroit est magnifique et la mer semble moins agitée que sur le reste de la côte, la baignade reste dangereuse, ne pas sortir des zones délimitées et surveillées donc.

L’endroit est également très prisé pour ses fruits de mer et en particulier ses huitres qu’elle produit depuis… presque toujours !

C’est parti ! nous décidons de nous offrir un bain d’iode au restaurant Ostrea II.

Et ce qui ne devait être qu’un déjeuner restera gravé dans notre mémoire tant le cadre les pieds dans l’eau était dépaysant et les fruits de mer délicieux !

Oualidia peut constituer une alternative intéressante à El Jadida comme point d’étape entre Essaouira et Rabat.

Arrivés à El Jadida, nous retrouvons ici une ville cernée de remparts mais cette cité portugaise n’a que ça en commun avec Essaouira tant l’ambiance y est différente. Alors qu’Essaouira est très apprécié des touristes occidentaux, El Jadida, côté ville nouvelle est fréquentée exclusivement par les Marocains.

Nous apprécierons beaucoup la vieille ville invitant au voyage tant tout semble s’être figé mais nous trouverons nettement moins de charme à la côte bordée par de trop nombreux hôtels-clubs.

Nous resterons donc dans la vieille ville où nous avons trouvé notre logement quelque peu insolite et très bon marché (30 euros/ nuit petit dej inclus). L’endroit ressemble à un Riad à la déco peu chiadé mais une fois à l’étage, la maison offre de superbes terrasses avec vue magnifique sur la citadelle. Nous choisirons d’ailleurs une tente sur l’une d’entre elles en guise de chambre (l’hôtel propose des chambres ou des tentes). 

L’accueil est assuré par des petits jeunes qui semblent avoir une autre activité que celle-ci, étudiante pour certains. Nous discuterons avec eux du Maroc et ils nous confieront savoir et imaginer comment vivent les gens loin des villes dans l’Atlas, mais ils n’y sont jamais allés et écouterons avec passion nos aventures jusqu’à imilchil, l’histoire et la vie de notre hôte Malika.

El Jadida peut constituer un point d’étape très sympa sur la route entre Rabat et Essaouira. Ici encore l’ancienne cité portugaise confère à la ville une ambiance et une histoire qui lui est propre. En revanche, nous n’y aurions pas établi notre camp de base pour explorer les environs.

Rabat, la qualité de vie

Rabat fut la bonne surprise du séjour tant je ne m’attendais à rien en venant ici.

Avec Tanger, c’est le genre d’endroit où nous sommes dit que nous pourrions y vivre un temps…

Rabat constitue la 4ème ville impériale du Maroc après Marrakech, Fès et Meknès.

Capitale politique et administrative du Maroc, c’est sans doute pour cette raison qu’elle semble plus calme, plus organisée et plus ordonnée aussi qu’ailleurs.

Cependant même si la ville nouvelle a donné naissance à de grandes avenues bordées de palmiers et de quelques édifices art déco, la ville a su conserver son patrimoine antique tout en allant dans le sens de l’histoire.

D’un point de vue architecturale, la ville ancienne et la ville nouvelle ont su former un tout de façon équilibré rendant agréable les ballades dans chacune d’entre elles.

Pour nos 2 nuits ici, à Rabat, nous avons réservé sur airbnb le « Riad Dar Lina-Chez Hanane » situé en plein cœur de la Médina. Je vous conseille fortement ce très bel endroit à la décoration soignée et plus sobre que dans les Riad traditionnels. Un vrai havre de paix magnifié par l’accueil très gentil d’Hanane qui a beaucoup voyagé et qui partagera volontiers avec vous ses destinations coups de cœur.

Il y a énormément de choses à visiter à Rabat. La médina est moins grouillante que celle de Fès ou Marrakech mais n’en demeure pas moins pleine de charme. Peu de stands pour touristes, ici on s’adresse principalement à une clientèle locale conférant ainsi un caractère très authentique à cette médina. Il est vrai que nous croiserons très peu de touristes à Rabat.

Tout près d’ici se trouve également en bord de mer, la Kasbah des Oudaïa, sans doute l’une des plus belles Kasbah que nous ayons eu l’occasion de visiter au Maroc. Le mieux est de vous perdre dans ses ruelles à la découverte des petites maisons blanches et fleuries pleines de charme. 

La Kasbah héberge également de jolis jardins, un sémaphore depuis lequel on peut observer les femmes tisser des tapis, un cimetière abritant le tombeau de Sidi el-Yabouri et le café Maure offrant un superbe point de vue sur l’Océan. Un incontournable d’une visite à Rabat donc vous l’aurez compris.

Mais en plus des traditionnelles médina, kasbah, souks et ville nouvelle caractéristique des grandes villes marocaines, Rabat possède également d’autres atouts qui ne manqueront pas d’éblouir les visiteurs que nous sommes. En commençant par l’exceptionnelle nécropole de Chellah situé à environ 2km du centre. Longtemps délaissée au profit de Fès et ébranlée par le tremblement de terre de 1755, le site de l’ancienne cité romaine conserve néanmoins de beaux vestiges de cette époque et offre de très belles ballades au milieu des ruines sur lesquelles se sont installées de nombreux nids de cigognes. Ne pas manquer non plus la vue de toute beauté qu’offre le site depuis son sommet.

Et pour les férus de musique Jazz, ici au cœur même de la nécropole se déroule chaque année pendant 5 jours en septembre un festival de Jazz dont la renommée n’est plus à faire. En effet, de grands noms du jazz européens se mélangent aux musiciens marocains pour le plaisir des oreilles et par conséquent des yeux dans un cadre tout simplement magique.

Également quelques chefs d’œuvre de l’art marocain comme le splendide mausolée de Mohammed V, véritable joyau architectural du Maroc ou la tour Hassan II à jamais inachevée.

Rabat, deuxième coup de cœur absolu de notre périple le long de l’atlantique. Une ville mêlant traditions marocaines les plus anciennes et modernité, qui a su évoluer avec son temps. C’est donc une ville pleine de contrastes lui prodiguant ses richesses mais qui ne tranchent pas les uns avec les autres, transportant ainsi en douceur le voyageur d’une époque à une autre.

Je retournerai à Rabat, c’est une évidence, et pourquoi pas pour le festival de Jazz au Chellah ? ça vous tente ?

 

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Tanger, un goût de trop peu

Il est temps de quitter Rabat pour rejoindre Tanger où nous passerons notre dernière soirée au pays des 1001 nuits.

Nous regretterons très vite de ne pas y avoir passé plus de temps pour finalement réaliser qu’il était merveilleux de trouver une excuse pour y revenir…

La côte Atlantique aura été pour nous du Nord au Sud un enchantement et Tanger refermera cette parenthèse en beauté.

Pour notre dernière nuit au Maroc, nous avons choisi de dormir à la Kasbah Rose située au cœur de la ville, un peu sur les hauteurs de la Kasbah. Nous l’avons choisi pour sa terrasse panoramique offrant un point de vue époustouflant sur Tanger et notre dernier coucher de soleil marocain tiendra ici ses promesses. En plus l’accueil charmant de ce couple de Hollandais installé au Maroc depuis des décennies sera l’occasion d’une belle rencontre et de discussions intéressantes. 20/20 également pour le petit déjeuner. (70 euros/ nuit petit dej inclus)

Nous ne passerons donc qu’une soirée ici et n’avons ainsi pas d’autre choix que de flâner dans la médina et la Kasbah pour humer l’atmosphère de cette ville qui nous apparait rapidement très cosmopolite et pleine d’énergie. On se sent un peu ici comme à la croiser des mondes (en tout cas de l’Europe et de l’Afrique) tant les civilisations s’y sont succéder.

Pour cette dernière soirée, on choisit de s’offrir un bon restau dans un cadre exceptionnel et jetons ainsi notre dévolu sur le restaurant de l’hôtel Nord Pinus Tanger. Les chambres sont chères mais le resto abordable alors on se lance.

On pénètre alors dans l’ancienne résidence d’un pacha (et soudain l’expression prend alors tout son sens) et empruntons l’escalier donnant sur de splendides salons avec en point de mire une très grande terrasse offrant un point de vue époustouflant sur le détroit de Gibraltar. Rien que la vue mérite qu’on y prenne au moins un verre.

Nous nous installons ensuite à notre table, écoutant une dernière fois le muezzin chanter.

Je n’en ai d’ailleurs pas encore parlé dans cet article mais il me semble important d’ajouter quelques lignes sur le fameux muezzin qui vous accompagnera tout au long de votre séjour que vous le vouliez ou non.

Alors que le muezzin peut être le cauchemar de ceux sensibles au bruit et au sommeil léger, il fut pour nous l’un des symboles et des charmes de l’Orient.

Celui-ci ne nous a jamais réveillé de bon matin mais nous a enchanté le soir au moment où le soleil se couche.

Tanger, une expérience courte mais intense et surtout très réussie qui nous laissera un doux et délicieux souvenir du Maroc.

Encore un coup de cœur de notre voyage, on l’a décidemment beaucoup aimé cette côte Atlantique.

Tanger, nous y reviendrons découvrir tous ses secrets soyez-en surs !

Ici encore, un autre évènement majeur du Jazz tous les ans en septembre également : le festival international du Jazz (TanJazz).

Notre voyage au Maroc s’achève… mais les vacances sont loin d’être finies, comme je vous le disais, l’avantage des road trips est que la route en elle-même constitue déjà un voyage en soi. Nous repartirons donc le lendemain en direction de l’Espagne avec un seul mot en tête pour nous consoler de quitter le Maroc : cochon !!! 😊

De Tanger à Paris, les vacances ne sont pas finies !

Laissant ainsi dernière nous ce pays plein de magie où la nature est belle et les villes féériques, nous retraversons le détroit de Gibraltar en direction cette fois de Grenade !

Comme Séville, on se note d’y revenir très vite. On pourra observer depuis la piscine sur le toit de notre hôtel troglodyte, l’Alhambra comme pour nous rappeler que le Maroc n’est pas encore très loin.

Puis nous reprendrons le lendemain des routes de Montagne en souvenir de l’Atlas jusqu’à Santo Domingo de los Silos, encore une bien belle région à découvrir… allez une de plus sur la longue liste des endroits à explorer !

Puis Bordeaux, dernière escale chez papa en passant par la route des vins. Et un bon Pessac Léognan pour nous consoler là encore d’être rentrés.

Le lendemain, la route vers Paris nous rappellera que humm… si si ça y est ça sent la fin cette fois.

Arrivés en bas de notre immeuble, ma première pensée sera de me dire, « on l’a fait » et j’ai alors du mal à réaliser ici, de retour à notre point de départ, tout ce que nous venons de traverser et de découvrir.

Ce voyage n’aura pas été le plus facile à appréhender, le plus simple à organiser et à vivre. Il y aura eu de vrais moments d’exaltation comme de fatigue et de stress mais c’est ça aussi qui lui confère toute sa richesse et nous le referions sans hésiter si cela était à refaire.

Cela fait 3 ans maintenant que nous sommes revenus du Maroc et la certitude d’y retourner est toujours présente. Nous savons déjà que se sera sur la côte Atlantique dans un périmètre moins étendu que notre précèdent voyage et avec comme point de départ la trépidante et fascinante Tanger.

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